Pass Navigo 2026 : Pourquoi le forfait mensuel dépasse désormais les 90 € ?

C’est une nouvelle qui fait grincer des dents dans les couloirs du métro et sur les quais du RER. Depuis le 1er janvier 2026, le tarif du Pass Navigo mensuel a franchi une barre symbolique : il coûte désormais 90,80 €.
Alors que le forfait toutes zones était resté longtemps sous la barre des 80 €, cette nouvelle augmentation interroge. Pourquoi les tarifs s’envolent-ils ? Est-ce le prix à payer pour un réseau plus moderne ? Tribune Francilienne fait le point sur les raisons de cette hausse.
L’inflation et le coût de l’énergie
La première raison est purement économique. Faire rouler des milliers de trains, métros et bus chaque jour consomme une quantité phénoménale d’électricité. Malgré une stabilisation relative, les coûts de l'énergie restent bien plus élevés qu'il y a trois ans. À cela s'ajoute l'inflation qui pèse sur les contrats de maintenance et les salaires des agents d'IDFM (Île-de-France Mobilités).
Le financement du Grand Paris Express
2026 est une année charnière pour le Grand Paris Express. Les chantiers des lignes 15, 16, 17 et 18 entrent dans des phases décisives ou voient leurs premiers tronçons s'approcher de l'inauguration.
"Il faut financer non seulement la construction, mais aussi la future exploitation de ces nouvelles lignes automatiques," explique un expert en mobilité régionale.
Ce réseau colossal nécessite des investissements massifs que les seules subventions publiques ne suffisent plus à couvrir.
Le renouvellement du matériel roulant
Vous l'avez sans doute remarqué sur les lignes 11 ou 14 : les nouvelles rames arrivent. Le programme de modernisation du matériel (les fameux métros MF19 et les trains RER NG) est actuellement au plus haut de son activité. Plus de confort, la climatisation, des prises USB et une meilleure accessibilité... tout cela a un coût qui se répercute sur le ticket final de l'usager.
Un modèle de financement sous tension
En Île-de-France, le prix payé par l'usager ne représente qu'environ 30 % du coût réel du transport. Le reste est financé par les entreprises (via le Versement Mobilité) et les collectivités locales. Face à des budgets de plus en plus serrés, IDFM a dû arbitrer entre une baisse de la qualité de service ou une hausse des tarifs. C’est la deuxième option qui a été choisie pour maintenir la fréquence des trains.
Faut-il s'attendre à d'autres hausses ?
Si l'objectif est d'atteindre l'équilibre financier avant l'ouverture complète du nouveau métro en 2030, d'autres ajustements pourraient avoir lieu. Cependant, n'oubliez pas que 50 % du coût de votre abonnement peut être pris en charge par votre employeur (et parfois jusqu'à 75 % dans certaines entreprises ou la fonction publique).
Et vous, que pensez-vous de cette hausse ? Le service s'est-il amélioré sur votre ligne ? Dites-le nous en commentaire !


